Live report from Gouveia – 05 mai 2018

Premier jour :

Ce matin là était mouvementé, il faut que je vous raconte… Tandis que je devais aller chercher les CD, pressés pour la seconde fois il y a environ une semaine, dans un hangar de réception de colis situé à 45mn de Strasbourg, Guillaume récupérait la carte bleue de l’association à la banque, et le groupe se retrouvait donc au grand incomplet (Fab, Adrien, Clarissa, Juliette, Phoque [prononcer Foki] et Léla) à 8h30 du matin pour se recueillir autour du minibus. Il s’agissait de charger les amplis, le vibraphone, la harpe, les congas, les tentes, les couvertures, des pieds divers et autres écrous, plus tout un tas de trucs dont on se demande à quoi ça va bien pouvoir nous servir, et d’adresser une prière au dieu des « j’espère que tout va rentrer bordel! ». Heureusement, les cieux nous étaient favorables, et après avoir récupéré les CD, la CB et blindé le coffre dans un équilibre plutôt hasardeux, nous sommes enfin partis (1h30 plus tard) !

La journée se passait sans heurts, jusqu’au moment où, la grève sncf faisant jouer ses rouages inattendus, Pierre nous annonça que son train du lendemain matin était annulé ! Un vent de panique passa dans le van, mais après un échange de billet standard, son trajet fut assuré, avec seulement une heure de retard quant à l’horaire prévu. Le voyage se poursuivit, et les conducteurs se relayaient, jusqu’à arriver vers 20h30, le ventre gargouillant, dans un petit restaurant trouvé au coin d’une route de village.. Les photos attesteront de notre état de fatigue à la fin de cette première journée !

La route fut longue et les pauses nombreuses, jusqu’à notre destination, et un petit airbnb juché sur notre passage nous permis de bien récupérer.

Dans le van.

Deuxième jour :

Le deuxième jour, nous nous sommes réveillés de bonne heure pour aller chercher Pierre qui devait nous rejoindre à la gare de Bordeaux ! Puis, une fois le colis récupéré, nous avons fait route vers l’Espagne, où nous nous sommes arrêtés devant une petite chapelle avec l’idée saugrenue d’y faire une photo de groupe ! L’un de nos morceaux s’intitulant « le testament espagnol », nous pensions l’endroit approprié… Et Fab nous gratifia de ses talents de hautboïste pour nous interpréter sa version de la composition ! 😉

Enfin, nous avons continué jusqu’au Portugal, pour arriver à Gouveia vers 22h, achevant de cette façon notre trajet de deux jours. C’est Rui qui nous a accueillis par un grand sourire, et nous nous sommes empressés de fêter cette arrivée par un bon repas au restaurant de l’hôtel, où Edurado (merci encore à toi !) vint nous saluer. Puis nous sommes allés voir la fin de la soirée d’ouverture qui se passait en extérieur au théâtre de Gouveia !

Troisième jour :

Le jour du concert ! Nous devions nous lever tôt pour effectuer les balances, car nous allions jouer à 15h de l’après-midi (le festival totalisant un nombre de 4 groupes par jour) ! Après un petit-déjeuner expédié, nous avons donc installé notre matériel dans la salle de concert, et profité d’une petite heure pour régler le son complexe de Camembert (merci Phoque!). Nous n’avions pas beaucoup de temps pour nous préparer, aussi, après une séance de révision collective et après avoir mangé un délicieux repas (du poulpe !) nous nous sommes aussitôt mis en costumes pour être prêt à entrer en scène.

Le concert fut incroyable ! Le public (de connaisseurs) était attentif, et nous débordions d’énergie malgré les 20h de trajet de la veille et de l’avant veille, gratifiant le public d’un concert exceptionnel ! Comme d’habitude, le temps passa si vite qu’à peine avions nous commencé à jouer, que nous nous retrouvions déjà à la table de merchandising, couverts de compliments et signant des autographes à un public ravi! L’un des habitués nous avoua même qu’il trouvait que c’était le meilleur concert d’ouverture du festival qu’il ai jamais vu ! Autant dire qu’il y avait de quoi nous faire rougir de la plante des pieds jusqu’à la racine des cheveux…

Le David Cross Band pris alors le relais, afin de continuer à faire chavirer les spectateurs dans ce magnifique festival qu’est le Gouveia Art Rock festival ! Le matériel rangé, le soleil se faisait de plus en plus bas, et nous avons fait la connaissance d’Isabel, qui nous a proposé de nous faire visiter les hauteurs de Gouveia. Seuls Clarissa, Adrien et moi fûmes de la partie, et nous ne furent pas déçus tant cette petite ville charmante nous offrit un spectacle des plus réjouissants ! On l’appelle au Portugal « la ville des jardins », et après être passés devant le musée de l’automobile miniature (fermé!), nous avons rejoins l’un de ces paradis de verdure, en passant au travers de portes en pierres massives, pour admirer le panorama.

Pour finir, nous sommes allés voir le coucher de soleil sur la terrasse de la salle de concert. J’ai alors repéré une bâtisse abandonnée dans laquelle j’ai fait un peu de photos d’Urbex (exploration urbaine), et puis nous sommes allés manger. Profitant des derniers instants passés de cette journée, nous sommes allés voir Flairck, puis Jose Cid, pour deux concerts surprenants, l’un par son élégance et son raffinement, et l’autre pas son sens de la mise en scène du kitsch ! 😉 Après quelques verres, nous étions plutôt joyeux et nous faisions un peu l’animation du bar, où le concert continuait au son des bouteilles dans lesquelles nous avons soufflé comme des acharnés, imitant les meilleurs morceaux d’Herbie Hancock, et bientôt suivis par les membres des autres groupes (Salut Paul)!

Quatrième jour :

Il était temps de repartir, et sans traîner, car Pierre devait arriver à Bordeaux avant 20h30 pour attraper son train. D’ailleurs, je ne vous l’ai pas dit, mais nous avons eu une petite frayeur la veille car nous avions oublié de compter dans le trajet l’heure de décalage horaire entre la France et le Portugal ! 😉 Cependant, le trajet s’est bien passé, et après avoir déposé notre bassiste à l’endroit opportun, nous nous sommes mis à chercher de quoi manger, et un endroit où passer la nuit ! Le ventre rassasié chez un spécialiste de la viande (on était un peu désespérés..), on a cherché un endroit où faire du camping sauvage (d’où les tentes !). Après nous être éloignés des habitations, on a donc trouvé un petit chemin qui semblait avoir été modelé pour notre minibus, et nous avons commencé à faire un feu, et à installer les matelas pour dormir à la belle étoile. Il ne prévoyait pas d’orage avant 11h du matin, mais la pluie s’est tout de même invitée pour nous rafraîchir un peu ! Pendant la nuit, Clarissa et moi avons été réveillés par des cris aigus (probablement une fouine ou un marcassin), étrange image nocturne d’une petite bête se faisant pourchasser par son prédateur que nous n’avons pu identifier… Après quelques recherches, nous penchons pour le chien en liberté ou le renard. Mais c’était assez flippant d’entendre ses pas feutrés juste derrière nous, pour finalement s’immobiliser et changer de direction quand je me décidais à claquer dans mes mains pour faire fuir l’intrus ! Glups ! Le félon eut finalement raison de sa proie, car après quelques échauffourées et un petit quart d’heure de course poursuite, nous n’entendîmes plus un bruit…

Cinquième jour :

Le dernier jour, nous étions tous fatigués et nous avions hâte de rentrer. Nous sommes allé manger de la délicieuse viande du Limousin dans un petit restaurant sur le chemin, et puis nous avons ramené notre cher ingénieur du son à Metz, où nous avons mangé dans un restaurant italien de succulentes pâtes et autres mets appétissants (le tiramisu était un vrai délice !)… Enfin, Strasbourg pointait le bout de son nez, et après un rangement et un nettoyage éclair du van, nous avons pu rejoindre nos lits douillets, repus, contents, fatigués, enivrés, des souvenirs plein les yeux et les oreilles…

FIN.

Val Sauvage.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *